qoVop

quand on Veut on peut

Accueil - Welcome     La Boutique     Les projets     Journal de bord     Photos et Vidéos     Téléchargements     Soutenez la qoVop     Liens et sites amis     Espace presse     Contactez-nous      
Salons nautiques et conférences
Arrivée - Photos
Ile d'Yeu
Baléares
Corse Cote d'Azur
Sardaigne
Grèce
Egypte
Djibouti - 2
Djibouti - 1
Maldives
Sri Lanka
Thailande
Malaisie
Indonesie - 2
Indonesie - 1
Timor Leste
Papouasie Nouvelle Guinée
Nouvelle Calédonie
Vanuatu
Fiji
Nouvelle-Zélande 2
Nouvelle-Zélande
Tonga - Réparation
Tonga
Niue
Iles Cook - Rarotonga
Polynesie fin
Polynésie - suite
Polynésie française
Galápagos
Panama, suite
Panama
Jamaïque
Ile à Vaches
République Dominicaine
Guadeloupe
Dominique
Martinique
Cap Vert
Canaries
Madère
Mise en état de l'équipe
Remise en état du bateau
La genèse
 

 

Les chiffres clefs de la traversée

 

Nombre d'heures moteur

31 h

Temps du parcours

 15 jours

Longueur du parcours

1652 milles nautiques

Vitesse moyenne

 4,2 noeuds

Poisson pêché

 0

Distance des Sables d'Olonne

30 MN

Ibiza –> Ile d'Yeu : L'avant-Retour ! 

     

Découvrez l'album photo ici

San Antonio (Ibiza), mardi 16 août :

Après avoir fait quelques courses de légumes et fruits frais, nous prenons notre dinghy les bras chargés d’approvisionnement pour la dernière traversée !

Avant de partir, nous faisons un Pitt Stop rapide à la marina pour faire les pleins d’eau et de gasoil, changer les pneus, une dernière douche et hop !

Il est 15 h 30 et nous nous lançons dans notre dernière traversée du voyage.

Nous démarrons cette navigation avec un vent assez faible au départ en faisant des tentatives de coupure du moteur le long des côtes abruptes au nord-ouest d’Ibiza, mais finalement, 10 nœuds se lèvent en fin de journée nous permettant de couper le moteur pour de bon !
Sauf que celui-ci retombe au beau milieu de la nuit ! Et vroum…. (ça c’est le moteur pour ceux qui n’aurait pas compris) !

A 8 h du matin, le vent au portant prévu par les fichiers météo est au rendez-vous !
Celui-ci (10 à 12 nœuds) nous permet de faire route à près de 5 nœuds. Cap au 221.

La journée du mercredi est ensoleillée et qu’il est agréable de naviguer au portant (ou travers pour quelques heures). Nous croisons de nombreux navires, cargos, ferrys, Paquebots et bateaux de pêche qui la nuit laissent un gyrophare allumé !

 

Nous restons bien au large des côtes, ce qui nous permet de sentir plus de vent, nous atteignons la pointe de Carthagène dans la nuit et notre premier waypoint au large du cap de Gata (Almeria) est atteint jeudi midi.
Voilà plus de 200 miles que nous naviguons pour une bonne partie au portant en moins de 48 h et c’est plaisant !  D’autant plus que parfois durant la nuit et dans la matinée, le vent nous pousse avec des pointes à 8 nœuds !
L’après-midi est tout aussi agréable et on a l’impression d’un « déjà vu » avec un petit gout d’Alizé (pas la chanteuse, le vent bien entendu)…
En effet, la houle atteint maintenant 2 à 3 mètres et un vent régulier entre 17 et 22 nœuds nous pousse !
La nuit suivante, c’est une autre paire de manches… le temps est grisâtre, le vent tombe puis reviens deux heures après et un grain avec une rafale à 33 nœud de front nous obligent à mettre 2 ris, et finalement ce vent retombe pour repartir au petit matin, moteur allumé, moteur éteint, allumé puis finalement éteint, nous avançons a fier allure car un vent de force 5 à 6 (soit entre 22 et 30 nœuds en rafale) nous pousse vers le détroit de Gibraltar. A 16 h, nous ne sommes plus qu’à 50 miles de l’entrée du détroit !

Un nuage noir passe, nous perdons le vent qui joue à la girouette (tout comme notre éolienne) et après une petite demi-heure à jouer (aigris) avec les voiles, ça repart de plus belle !

Mais la nuit du vendredi au samedi s’annonce à peu près sous la même configuration.. un quart de deux heure sans vent et le suivant à 25 nœuds au portant…  ce qui oblige Manu et Will à prendre deux ris dans la grand-voile au changement de quart…
Puis au petit matin, alors que le soleil tarde à se lever sous la grisaille et que le vent recommence tout juste à réapparaitre après une coupure nette de plus de deux heures, nous apercevons le fameux rocher…  trop loin et trop brumeux pour y voir les yeux des singes, le joli rocher de Gibraltar apparait comme une grande masse noire au milieu du halot de la ville alentour !

Puis vers 8 h, le vent annoncé par les fichiers Grib (météo) commence à souffler…
A 9 h 30, ce dernier atteint entre 30 et 40 nœuds en rafale… Qovop a le vent en poupe et nous prenons directement le troisième ris à l’approche de Tarifa… alors que le voile nuageux n’est toujours pas levé, le vent nous expulse à plus de 7 nœuds !
Au revoir la Med, et rebonjour l’Atlantique…  et oui le 1er avril 2009, nous te quittions (dans le canal de Panama) et c’est presque 2 ans et demi plus tard que nous te retrouvons, ce samedi 20 août 2011.

Sous 35 à 40 nœuds Qovop file maintenant vers l’ouest-nord-ouest !

Dernier point météo :

La météo pour les jours à venir s’annonce clémente avec nous…  dimanche et lundi, un petit vent de sud entrainé par une perturbation à l’ouest du Portugal devrait se lever !
Espérons que les gribs, datant d’une semaine déjà, ne se trompent pas car nous n’avons aucune envie de faire face au vent qui était ici presque 3 ans auparavant pour la descente… à savoir, 40 à 45 nœuds plein nord….  Et il nous faut remonter sur plus de 400 miles jusqu’au Cap Finisterre…


Le samedi après-midi, le vent retombe et fait n’importe quoi, il tourne dans tous les sens pendant 4 heures et finalement celui-ci revient arrière !
A minuit, il passe au près serré à 20 nœuds environ, nous obligeant même à ne pas faire route direct… Au début, les sensations sont étranges, alors que nous surfons toujours la houle arrière, nous sommes contre le vent… mais après plusieurs heures, les vagues réapparaissent dans la norme, une houle du vent monte alors que de nombreux orages éclatent tout près du bateau, faisant des grondements d’enfer. L’air est humide et la température est complètement tombée… Nous prendrons également quelques grains pour dessaler salopettes et vestes de quart !
Dimanche dans la matinée, le temps redevient sec et le soleil ne repercera que dans l’après-midi !

Un vent convenable de travers puis au près nous tire jusqu’au Cap Saint Vincent.

C’est de nuit que nous contournerons au large, le phare de St Vincent avec un vent de près bon plein qui suivra la même courbe empruntée par qovop !
Le lendemain matin, le vent force 3 se relâche pour laisser place à une journée ensoleillé et peu venté, mais le bateau avance entre 2 et 3 nœuds tout de même… alors nous profitons du soleil et de la mer tr calme pour la zone !
Puis dans la soirée, l’air commence à souffler un peu plus, nous sommes au près, mais nous faisons presque route directe.
Pour l’instant, les premiers 50 miles de remonter du Portugal ont été agréables, nous croisons les doigts pour que ça dure !
Dans la nuit justement, à l’approche de Lisbonne, le vent de face monte à plus de 23 nœuds, nous prenons un ris, puis deux en prévision d’un nuage qui s’approche… puis finalement, nous n’aurons pas plus de vent pour la nuit. Le halot lumineux de Lisbonne s’approche, nous louvoyons dans la baie avec ce vent, par chance les vagues ne sont pas grosses et avant le lever du jour, le vent retombe à 15 nœuds (et moins), nous enlevons les ris et continuons la route, longeant la côte et tirant un bord vers le large lorsque nous nous en rapprochons trop.
Mardi 23 août, la journée est ensoleillé et passé le waypoint du cap da Roca, la navigation au près est agréable et nous faisons route vers notre prochaine cible (260 miles au 005°) à 10 degrés près…
Mais ensuite, jusqu’à jeudi, le vent passe de plus en plus au nord, nous refusant ! Nous louvoyons le long de la cote de jour et de nuit, nous nous en écartons.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, le vent tombe complètement, nous sommes contraints d’allumer l’engin, puis durant la matinée, alors que nous sommes à la latitude de Porto, un vent improbable arrière accompagné d’un énorme nuage gris qui nous ramène son crachin, se lève. 10 nœuds, puis 15, nous font avancer à vive allure. Et c’est après le déjeuner que celui-ci tourne au travers - bon plein. Ce qui ne réduit pas notre vitesse. Nous sommes  alors à 110 miles du Cap Finisterre.
Sans changer de bord, car le vent restera travers ou près bon plein, nous passons au large du cap Finisterre vendredi soir. Il nous reste 370 miles avant d’arriver sur l’Ile d’Yeu.
Accompagné d’une grosse houle, les premiers 80 miles à 60 degrés du vent glissent assez rapidement en s’écartant petit à petit des côtes espagnoles qui longent la route directe. Et samedi matin, s’effectue un changement, le vent tombe près de 7 heures (Vroum) et passe complètement à contre !

Voici un bref résumé des 5 jours qui suivent, le vent de secteur nord-est restera ainsi et il variera entre 10 et 20 nœuds apparents (11 à 15 en moyenne), Les courants nous refusant de temps à autres, nous avançons tel un escargot titubant sur sa cible… doucement et en zigzag !

Une chance, le temps est au beau fixe, mais la nuit, ça caille dru ! ! Chaussettes et gants sont ressortis de leurs tiroirs !

Mardi, ça se couvre, mais nous apercevons des baleines à moins de 100 mètres du bateau et comme à l’accoutumée des bancs de dauphins viennent jouer avec l’étrave rouge de Qovop !
Malheureusement, nous sommes contraints de remonter plus au nord, car le courant et le vent nous refuse vraiment sur tous les bords, et il y a plus de chance qu’il tourne nord ou ouest plus tard… ou au pire, il refusera moins si nous montons un peu plus…
Par manque de chance, celui-ci est joueur et donne sur notre tribord amure, c’est-à-dire qu’il passe plus à l’est, alors que L’ile d’Yeu est justement maintenant sur notre Est !... ceci nous contraints à monter jusqu’à Belle Ile avant de tirer notre dernier bord au 130
° en direction de Port Joinville !

Mercredi enfin, il était temps, nous faisons finalement route directe sur l’ile d’Yeu à moins de 50 miles devant nous !
En plus en fin d’après-midi, le vent à l’air de donner…  en fin de soirée, nous sommes presque de travers… mais voilà le vent reste toujours aussi joueur et se retourne contre nous avant de tomber totalement dans la nuit…  A 2h du matin, nous sommes alors à 10 miles de Port Joinville et avançons à moins de deux nœuds… c’est la grosse pétole et nous arriverons quand même au port avant 9 h.

Port Joinville (Ile d’Yeu) : 1er septembre 2011.

Heureux d’arriver à terre, nous nous dirigeons directement aux douches du port…  Ah c’que c’est bon une bonne douche chaude après plus de deux semaines en mer…

 

Ensuite, nous nous dirigeons vers un point Wifi pour se connecter sur internet, le premier sur notre route est le bon, L’Hôtel des Voyageurs, ce qui nous convient bien…


Et c’est ici quelques heures plus tard que nous rencontrons nos amis du cata Khamsa, Hervé vient lui aussi faire internet et nous reconnait dès son arrivée… Laetitia sera plus longue à nous voir et nous reconnaitre…  mais on ne lui en veut pas… elle était l’auteur de la photographie (non truquée) des Vanuatu où Qovop se tient sous un arc en ciel parfait !

Heureux de nous voir (et nous-de-même), ils nous embarquent vers leur maison pour un apéro orné de bons produits islois, comme les rillettes de thon par exemple. Nous retrouvons leurs deux petites filles qui nous reconnaissent facilement (elles) !
Nous repartons de chez sur nos nouvelles montures, des vélos, bien pratique sur l’ile.


Nous revenons des courses chargés de tout ce qui nous a manqué pendant 3 ans, c’est-à-dire du fromage en tout genre, râpé ou non… du lard, du cochon pas cher, du à l’ail etc etc.

Ensuite, le début de séjour se résume aux préparatifs du retour, finalisation d’un livre photos, envoie d’invitations pour le retour etc etc…

 

Notre seule sortie extra-ordinaire se résume finalement à la pêche à la Morgate (sèche en dialecte local). Le temps d'un après-midi, nous en prendrons quelques unes à 5 mètres de profondeur.