Les chiffres clefs de la traversée |
Nombre d'heures moteur | 50 h 50 (c’est trop) |
Temps du parcours | 10 jours |
Longueur du parcours | 1018 milles nautiques |
Vitesse moyenne | 4,1 noeuds |
Poisson pêché | 1 thon |
Distance des Sables d'Olone | 600 MN (vol d'oiseau) |
Bonjourno !
Grèce - Sardaigne
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Ce journal de bord a été écrit par notre invité de bord, Patrick (photo ci-contre... ahah) qui sera resté avec nous de Santorin à Bonifacio ! Excusez les fautes de français, il est originaire de Belgique flamande et vit depuis plus de 30 ans en Tyrol autrichien)
Salut le monde,
Moi, c'est Patrick. J'ai rencontré les 3 mousquetaires de la mer au Cap Vert. Après, on est resté en contact via le website QOVOP. Mi-juin j'étais en Grèce sur un bateau de location et après 2 semaines j'ai eu la chance d'être invité à les rejoindre à Santorin. De là, on est parti à 4, direction la Sardaigne. Les quarts à quatre sont bien, une heure et demi la nuit et 3 heures la journée. La traversée était un mélange de vent à 20-25 nœuds et après avoir passé le détroit de Messine (entre Italie et Sicile) le vent s'est couché mais on a eu la joie de voir un show de dauphins extraordinaires. Une vingtaine de dauphins d'une taille assez grande nous ont offerts des sauts de voltige d'un niveau athlètes professionnels et le tout pendant une demi-heure. Après, le vent soufflant de 5 à 10 nœuds nous a forcé à mettre le moteur et regarder le volcan actif Stromboli pendant 24 heures. Une nuit le panneau solaire a décidé de partir pour toujours dans le fond de la mer Ionienne. La visse du support était rouillée et a fini par casser. Le waypoint est mis sur le port d’Olbia. Calculant qu’à cette vitesse on flottera encore 2 jours sur le petit bateau rouge. Pour passer le temps, on s' est amusé a jouer au backgammon, échec et Uno. J'ai toujours perdu mais je l'ai fait exprès sinon j'aurais du débarquer dans le dinghy derrière Qovop. Mais le dernier matin (jeudi 7 juillet) le vent nous dit bonjour et Qovop prend sa vitesse de croisière.
A 6 nœuds on file vers Olbia. On arrive à 23 heures....yuuhuuu. Le port d’Olbia est assez grand et les ferry rentrent et sortent toutes les heures. On a trouvé un quai gratuit à 100 mètres seulement du centre de la ville et comme tous les marins après avoir passé 10 jours sur mer on est parti boire une bière (voire quatre) fraiche. Pour la douche, puisque la marina d’à côté nous a refusé l’accès, on a trouvé un tuyau directement à côté d'une grande route ou les gens passant en voiture nous ont donné des regards de....”qu’est-ce qu'ils font ces 4 clochards en caleçon là?!” En tout cas on ne put plus et c'est parti pour une soirée en ville. Une petite terrasse, 4 petites bières et observer les gens qui passent. C'est amusant de voir les italiens et italiennes discutant avec beaucoup de geste avec les mains. Bon, le temps passe doucement et on fait le linge, internet, shopping, apéro avec les autres voiliers. Il y a 4-5 yacht français autour` de Qovop et le petit bateau rouge attire les gens comme le miel les abeilles.
Du port d’Olbia on est allé retrouver Jean Yves et Eliane qu’on avait rencontrés au port le jour précédent. Nous mouillons devant une plage blanche et faisons une petite escapade à pied. Leur bateau s’appelle Kaitos et est une construction amateur très fonctionnelle. Bon, on se tape l’apéro et on mange du foie gras excellent que les équipiers de Qovop avaient bien caché dans la cale. Les bruits font le tour et 2 autres voiliers français nous rejoignent à l’apéro et le diner le tout en écoutant Baptiste, Manu et Wil racontant leur histoire grandiose sur le « presque » tour du monde en voilier. De temps en temps Jean Yves sort son cerf-volant modèle kite et à quatre, ils essayent de faire bouger l’annexe avec le kite mais….ça ne fonctionne pas correctement… il faut améliorer la technique observe Eliane (double championne du monde en Canoë mixte). Nous nous relaxons et la partie d’Uno (jeu de carte) est devenu obligatoire le soir.
Après plusieurs jours de partage avec ces autres voiliers français, Qovop prend le cap direction nord pour la baie de Capo D’Orso. A l’arrivée, nous découvrons un camping géant où il nous est possible de prendre des douches chaudes gratuites. Nous faisons une autre marche assez longue vers Palau pour manger un Kebab. En revenant, nous voyons de la fumée et la route où nous devons passer est bloquée par les pompiers, en ce jour du 14 juillet, ce n’est pas un feu d’artifice auquel nous assistons, mais à un feu de forêt. Le feu n’est pas loin du camping mais Qovop est dans l’eau donc pas de soucis, surtout que deux canadairs accompagnés d’un hélicoptère viennent nous faire le spectacle et arrêtent le feu très rapidement.
Nous y restons 2 jours pour attendre que le vent tombe un peu pour partir vers la superbe baie juste en face de Bonifacio. Dans le mouillage de la Marmotara, l’eau y est turquoise mais fraiche. Hop, une autre escale et une visite de bunker caché dans les rochers. On y passe une nuit agréable et le lendemain les plaisanciers du dimanche envahissent la baie avec leurs pédalos, kayak etc. Le lendemain, on hisse les voiles et c’est parti pour la France.
Le port de Bonifacio est incroyablement beau. L’entrée est cachée entre des falaises immenses et le tout est entouré d’une forteresse. C’est chèr, une nuit à 42 euros, les douches chaudes à 2 euros. Si vous voulez voire des superyachts il y en a au moins une bonne vingtaine dont les grands doivent valoir au-delà de 100 millions d’euros. Pour moi c’est ma dernière nuit mais un nouveau visiteur atterrit bientôt pour rejoindre mes ex-coéquipiers.
Merci pour avoir pris le temps de lire le journal de bord…retour au studio et Over But Never Out.