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Les chiffres clefs de la traversée

 

Nombre d'heures moteur

 30 min

Temps du parcours

 2 jours

Longueur du parcours

 300 milles nautiques

Vitesse moyenne

 6 noeuds

PoissonS pêchéS

2 Daurades

Niue –> Tonga (Vava'U, Ha'Apai, Tongatapu) : Pour le meilleur et pour le pire !    

 

Découvrez l'album photo ici

 

La courte navigation entre Niue et les Tonga démarre par des vents faibles pour grossir petit à petit et pousser QoVop dès le lendemain à plus de 7 nœuds direction l’archipel des Vava’U. 2 jours de navigation et deux dorades nous auront suffit à rallier les Tonga ! 2 jours, certes, mais le calendrier nous indique que nous avons passé trois jours en mer… ?!?

On compte, on recompte, et nous tombons d’accord : le jeudi a disparu. Nous n’avons tout bonnement jamais vécu le 08 octobre 2009 ! En rentrant dans les eaux tongienne, nous sommes passés de l’heure TU-11 à l’heure TU+13, 24h se sont donc évaporées…

L’arrivée dans l’archipel nous fait découvrir un bassin de croisière idéal, parsemé d’îles qui coupent les vagues et rendent la mer plate comme un lac malgré les vents.

Le mouillage principal, Neiafu, nous bluffe par le nombre de bateaux qui y séjournent. On se croirait au Marin en Martinique ! Tout le monde attend patiemment le départ pour la Nouvelle Zélande, et les bateaux se préparent à cette traversée qui s’annonce froide et ventée…

Nous jetons l’ancre et retrouvons avec plaisir Watermelon, Coquelicot et toute l’escouade de Niue !

 

 

Dès notre second jour sur place nous allons faire un tour sur Sarava, un catamaran brésilien de 55 pieds skippé par Marcello. Sur le pont on ne compte pas moins de 6 équipages brésiliens et un français, QoVop… N’étant pas en position de force, nous décidons de nous faire discrets sur la finale de 1998, et allons visiter des endroits inédits, tels que Mariner’s Cave. Mariner’s Cave est une grotte dont on ne peut accéder que par un passage sous marin. Armés de masques et de tubas, nous plongeons du catamaran et traversons un obscur tunnel situé à 3m de profondeur pour ressortir 6-7 m plus loin dans cette grotte étonnante.

Apres cette escapade de rêve sur un catamaran de luxe, nous profitons de quelques jours aux Vava’U pour se balader et faire l’avitaillement du voilier en légumes frais. En ville, nous découvrons les écoliers en uniformes, et, plus étonnant, nous voyons qu’ici les hommes portent la jupe ! Comme d’habitude dans le Pacifique, les locaux sont agréables et accueillants, heureux de nous voir déambuler tels des enfants dans une fête foraine.

Avant de filer plus au sud, nous partageons un dimanche agréable avec Watermelon, et retournons même voir la fameuse Mariner’s Cave.

Après ces quelques jours passés au nord des Vava’U nous hissons les voiles pour sauter de mouillage en mouillage, tous fantastiques avec leurs particularités. Le premier nous offrira un jardin de corail comme nous n’en avions jamais vu, et le second des soirées étonnantes. Dans ce dernier, au nord de l’île de Tapana, un couple de basques espagnols a jeté l’ancre il y a 20 ans de ça. Ils tiennent désormais un restaurant bar unique, fait de bois, où l’on trouve mille instruments en libre service… Accompagnés des trois brésiliens de Canela et des scandinaves de Coquelicot et Opportune, nous y passerons une inoubliable soirée à jouer de la guitare, des percussions, du saxophone ou encore des maracasses… Un bœuf inoubliable durant lequel tout le monde danse et chante, avec même la chèvre des tenants du restaurant en invitée surprise !

Mais il y a un temps pour tout, et la Nouvelle Zélande nous tend les bras… Nous mettons donc le cap au sud direction l’archipel de Ha’Apai, situé au centre des Tonga.

Ici, les navigations sont courtes entre les mouillages, en moyenne une quinzaine de miles. La navigation de nuit est de toute façon proscrite, car les cartes sont fausses et les récifs à fleur d’eau courants. C’est donc de jour et grâce à la couleur de l’eau (changeante selon la profondeur) que nous faisons route vers des mouillages idylliques, déserts, avec une eau limpide, du sable blanc et des cocos en pagaille pour nous abreuver. Au programme : pêche sous-marine, barbecue sur la plage et tentative de surf…
Sur notre passage nous aurons l'occasion d'observer de nombreuses baleines montrant leur grande envergure (de loin, c'est mieux)...

Malheureusement, c’est aussi ici que nous quittons Coquelicot qui file vers les Fidji tandis que nous prenons la mer toujours plus au sud. Notre prochaine escale est l’île de Tongatapu, île principale où se situe Nuku’Alofa, capitale de l’archipel.

 

Durant les 70 miles qui constituent notre traversée, nous nous apercevons que la calle se remplie d’eau anormalement vite… Après un rapide coup d’œil dans les fonds, nous découvrons une fuite importante, trop pour être prise à la légère… Le bateau ne peut tout simplement pas continuer vers la Nouvelle Zélande dans cet état.

Des notre arrivée, nous nous mettons en mode « réparation » : Nous devons hisser le bateau hors de l’eau et le réparer à sec, car deux belles fissures zèbrent verticalement la coque sur trente centimètres en partant de l’avant de la quille… Nous prenons contact avec les autorités portuaires pour lever le bateau et le mettre à terre, mais ceci apparait anormalement cher, et nous devons donc lever QoVop qu’une fois que l’on sera fin prêts a se lancer à la tâche. Nous filons donc de chantiers en chantiers pour trouver les matériaux dont on aura besoin : Résine polyester, fibre de verre, acétone, catalyseur, gel coat, antifouling …. Si tout ceci est facile à trouver en France, la résine manque aux Tonga. Après le passage du récent Tsunami, de nombreux bateaux locaux ont eu besoin de réparations, et donc de résine. Une entreprise locale fait venir des fins de stocks des quatre coins de l’archipel pour nous permettre de réparer QoVop, et nous devrions avoir tout sous la main dans deux jours, c'est-à-dire vendredi 30 octobre. Ce même jour nous lèverons le bateau et entamerons le travail : ponçage, séchage et stratification…

Dans notre malheur, nous sommes heureux que cet incident se soit passé ici et non pas au beau milieu d’une traversée. Nous en profiterons pour changer les anodes et caréner le bateau.