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Les chiffres clefs de la traversée

 

Nombre d'heures moteur

 3 h 30

Temps du parcours

 5,5 jours

Longueur du parcours

 907 milles nautiques

Vitesse moyenne

 6,7 noeuds

 Vitesse Record

 178 mn en 1 jour soit 7,4 nds
PoissonS pêchéS

4 Daurades (+1)

Gran Canaria –> Cap Vert : Sur la route des tropiques

     

Découvrez l'album photo ici

 

 

 

Partis depuis samedi 6 décembre à 15 h, nous avons été obligés de commencer un petit bout de trajet au moteur car le vent manquait au départ des Canaries. Mais après trois heures environ, nous passons la pointe sud de l’île, ce qui nous ouvre un peu de vent d’ouest !  ça y est, c’est parti, nous sommes à la voile !  Nous ne redémarrerons pas le moteur et aurons un vent au portant jusqu’à l’arrivée à Mindelo.


 

 

Nos premières rencontres en mer fût les dauphins dès le dimanche. Ensuite, sur la route, nous avons pu croiser plusieurs bancs !  Même de nuit, nous avions droit à des escortes. Des petites torpilles fusaient sous le bateau !
Entre mardi et mercredi, nous avons passé le tropique du Cancer.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

Dès le matin à 8 h, les baleines fêtaient notre arrivée… Au nombre de cinq, ces gros cétacés étaient aussi imposants que le bateau et remontaient à la surface régulièrement à une dizaine de mètres du bateau… 
Waou ! !  C’est impressionnant ces grosses bêtes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bredouille depuis le départ, Après plusieurs touches (décrochées) notre premier poisson remonté à bord du bateau fût mercredi soir, une superbe daurade coryphène. Le lendemain, carton plein, la ligne de traîne n’a pas arrêté, 4 autres daurades ont mordu à l’hameçon, une était trop petite, nous lui avons donc laissé sa liberté. Les daurades non relâchées mesuraient toutes environ 70 cm. Plusieurs finirent en carpaccio et à la poêle et une (baptisée Tiphaine la Coryphène) continue de sécher sous la bôme (elle prend le soleil des tropiques).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Arrivée à Mindelo : 6 h (heure locale) vendredi 12 décembre.

 

 

Après quelques jours passés à Mindelo pour récupérer de la traversée, nous sommes partis explorer les terres.
Lundi et Mardi 15 et 16 déc., nous sommes allés visiter le côté est de l’île. La première traversée en aluger (taxi local) fût le moyen de découvrir l’intérieur sec et désert de l’île sur les seules routes pavées. En effet, là où poussaient il y a 300 ans des forêts luxuriantes ne subsistent aujourd’hui que quelques buissons. C’est la déforestation combinée à l’introduction des chèvres par les portugais qui est à l’origine d’un bouleversement climatique. Sans forêt pour retenir l’humidité, les années de sécheresses s’enchaînèrent et nous contemplons aujourd’hui plaines de poussières et cailloux.

 

Dès l’arrivée à Calhau (est de l’île), nous avons pu découvrir un village fantôme dôté de quelques maisons, de maigres vaches et un troupeau de chèvres.
Ensuite, le taxi nous a emmené sur la plage de Praia grande via une piste au milieu d’un conne volcanique et un désert de pierres rouges.
A l’arrivée sur la plage, nous étions impressionnés par cette beauté sauvage avec l’accumulation de sable blanc directement importé par les vents sahariens et une plage désertée par les hommes. Nous sommes restés quelques heures à sauter comme des enfants dans les rouleaux ! !  Puis en fin de journée nous sommes repartis à pied à Mindelo où était le bateau. Malgré un trafic routier très restreint sur les routes de l’île (une voiture heure) un aluger collectif (van de 15 passagers) nous a permis de rejoindre la civilisation.
Le lendemain, malgré un parfait espagnol de William, nous nous retrouvâmes à Baia das Gatas à l’exact opposé de la destination recherchée. Baia das Gatas, un autre village fantôme est situé juste au nord de Praia Grande, nous avons découvert une côte sauvage magnifique sur laquelle les vagues venaient s’exploser et monter à plusieurs mètres d’altitude.
Nous noterons cependant que l’environnement n’est pas la priorité du Cap Vert, les plages et les sentiers côtiers étant dotés d’une forte concentration de déchets.

Sur le chemin du retour, juste avant de trouver une voiture en autostop, nous avons même pu remarquer que le plastique pousse également dans les champs.

 

 

 

 

En milieu de semaine, nous avons fait une virée de deux jours sur l’île de Santo Antao, car comme le disent les locaux : « si toi pas connait San Antao, toi pas connait Cap Vert, c’est vrai hein !! »

Suite à cet argument, nous ne pouvions passer à côté !

Après trois quarts d’heure de ferry, nous voilà à Porto Novo. Du côté est de l’île où nous sommes arrivés, l’île semblait tout autant aride que Sao Vicente. Mais lorsqu’un aluger nous déposa sur le cratère de Cova, nous découvrîmes l’autre versant de l’île, beaucoup plus vert.

 

 

 

En descendant du cratère vers Ribeira Grande (à l’ouest de l’île), nous marchons à travers les terrasses de culture de canne à sucre, bananiers, caféiers…

 

 

Là haut, avec une vue imprenable sur les cultures et les vallées profondes, nous nous croyions au Vietnam ! ! Sans chapeaux chinois, quelques locaux s’afféraient sur les cultures en terrasses.


En fin d’après-midi, nous regagnons l’ouest de l’île et nous marcherons jusqu’à Punta do sol où nous dormirons dans une pension bien fatigués de ce périple.

 

Le lendemain, nous nous rendons dans la vallée de Paùl pour remonter vers le cratère. Nous viendrons à bout d’un chemin très abrupt après environ cinq heures de marche. Arrivé à Cova, autant vous dire que nous étions heureux de voir apparaître le cratère sous nos yeux. Nous redescendrons en Pick up Aluger vers Porto Novo pour y reprendre le ferry.

 

 

 


Conclusion après deux jours de marche au milieu de ces paysages uniques : « Nous connait Cap Vert hein ! ! ».

 

 

Les rencontres à terre :

 

 

Dès notre arrivée à Mindelo nous avons fait de grandes rencontres, ceux qui nous ont marqué sont notamment Patrick (You know), John un local, Suzanna patronne d’un bar typique et ses grogs (rhum local). Nous avons également croisé plusieurs équipages de jeunes français et d’autres plus cosmopolites…

 

 

Les hommes et la mer :

 

 

Lundi 22 déc. Nous avons accompagné une petite dizaine de pêcheurs. C’est une expérience unique. La pêche traditionnelle s’effectue avec deux barques. Sous la première se trouve le sondeur, homme plongeant devant l’étrave du bateau pour repérer les bancs de poissons. Dès qu’apparaît un banc, le plongeur se manifeste et nage vers le banc. Grâce à un signe distinctif, les 7 pêcheurs se trouvant dans la première barque lâchent le filet (d’environ 200 mètres). Les barques se détachent et restent aux extrémités du filet encerclant le banc.


Malheureusement, la seule tentative de la matinée échoua et nous revîmes bredouille.

 

Après discussion avec les pêcheurs, ils disent ne pas avoir de problème avec l’environnement.

Pourtant, nous noterons que cette forte présence de sacs plastiques dans l’eau est à l’origine de la mort de certaines espèces, notamment les tortues de mer.

Si nous sommes revenus sans poissons, nous avons tout de même ramené de belles images destinées au montage du reportage « les hommes et la mer »…  suite à la prochaine aventure !

 

 

 

Point fort du Cap Vert :

 

En deux mots : son accueil. En effet, si les capverdiens ont un revenu très modeste, il n’en reste pas moins qu’ils soient extrêmement chaleureux.

 

 

 

Départ de Mindelo :  mercredi 24 décembre