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Remise en état du bateau
La genèse
 
Nous tenons à préciser que novices avant tout, nous employons un vocabulaire généralement faux et nos techniques ne sont pas tout le temps bien orthodoxes, mais seul le résultat compte, n'est-ce pas ?
 
 

 
Les boiseries:
  
 Eau de mer, UV, vents et usure du temps ont eu raison des boiseries extérieures du bateau! Pour remédier à ça, un seul mot d'ordre: poncer!
 
En plus d'être brulés et d'aspect dégradé, les éléments en bois du pont entrainent un problème d'etanchéité. Par conséquent, le démontable fut démonté (mains courantes), le reste fut rénové sur place.
Au programme: Poncer les pièces en bois, les vernir avec un vernis marin, reponcer légèrement pour egrener le vernis, re-vernire et ainsi de suite!
 
Au total, entre 4 et 5 couches ont permis de redonner un aspect correct, faute de neuf, aux boiseries du voilier.
Un joint réalisé au sika entre les mains courantes et le roof a également permis de rendre ce dernier totalement imperméable.
 
Voici un aperçu des boiseries avant et après les travaux:
 
 
 
Le soleil est présent sur la photo de droite (après), ce qui fait mieux ressortir les couleurs. Néanmoins, les boiseries étaient grises avant la rénovation. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Un autre exemple en conditions d'éclairage identiques.
(avant à gauche et après à droite)
 
 
 
 
 

 

 


 
 
Les chandeliers:
 
 
Après trente-trois ans d'utilisation, ils avaient bien le droit à une petite rénovation!
Cette simple tâche fut moins aisée que prévue... La corrosion a attaqué les boulons, et plusieurs d'entre eux nous ont contraint à sortir la scie à métaux!
 
Résumé en image:
 
 
 
Tout d'abord, les filières ont été démontées, puis l'axe des chandeliers.
Ne restait alors que les pieds, solidement fixés de part en part du pont par des boulons attaqués par la corrosion.
Pas forcément faciles d'accès par l'intérieur, les écrous nécessitent une bonne dose de degripant (type WD 40), et là encore aucune garantie qu'ils se dévissent facilement.
Une fois les pieds de chandelier démontés, nous avons découvert l'origine des fuites: les joints des chandeliers (en noir sur la photo de droite) avaient presque tous pris du jeu.
 
Nous avons donc découpé de nouveau joints dans des bandes de caoutchouc prévues à cet effet.
 
 
Une fois l'emplacement du pied poncé et nettoyé, un simple point de sykaflex sur les trous de vis, puis remontage des chandeliers :
Pose des joints, des pieds de chandeliers, puis vissage de part en part (et oui, il faut être 2), et enfin fixation des axes et des fillières.
 
 
 
 
Et voilà! Des chandeliers étanches, c'est mieux quand même!
 
 
 
 
      
 
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Les winchs:
 
Ce début d'année fût l'occasion de réviser entièrement nos winchs.
 
Nos winchs, s'ils sont à deux vitesses, n'en restent pas moins très proches de modèles de collection: 3 fois plus gros que ceux que l'on trouve sur le marché, et 5 fois plus lourds... Mais diantre ce qu'ils sont classe!
Nous avons 2 modèles de winchs à bord: 2 Lewmars (photo de gauche) et 2 Barient (photo de droite). Ceux sont ces derniers qui demeurent un mystère pour la plupart des gens qui y ont jeté un oeil.
 
Néanmoins, la méthode d'entretien est identique quel que soit le modèle:
Tout démonter, tout nettoyer, tout remonter!
 
 
 
Pour ouvrir le winch, un simple tournevis fin suffit. A l'aide de sa pointe, il faut simplement retirer la bague se trouvant sur le sommet du bazar.
Une fois la bague retirée, le "chapeau" du winch vient tout seul, laissant apparaître les entrailles de la bête.
 
 
2 Solutions s'offrent alors: Nettoyer sur place, ou désolidariser le winch du bateau pour faire ça plus loin.
Vu l'état des engrenages, nous avons décidé de faire ça bien à l'abri dans le garage de TBB.
 
La suite est théoriquement simple: Il faut démonter toutes les pièces constituant le Winch, en repérant très précisément dans quel ordre et comment les remonter sous peine de passer un bon bout de temps à jouer au puzzle après coup.
 
Toutes les pièces prises dans la vieille graisse durcie sont alors plongées dans le gazole et nettoyées au pinceau et gratte-gratte. (Très rare, le gratte-gratte est une catégorie d'outils servant à gratter: tournevis, couteau, bout de bois....)
Longue, sale et fastidieuse, cette étape remettra les winchs à neuf!
  ---->  ---->
 
Une fois les engrenages et cliquets propres et secs, il faut regraisser le tout. De la graisse épaisse fera l'affaire pour tout ce qui est engrenages, roulements et autres axes. Concernant les cliquets, il vaut mieux utiliser de l'huile: la graisse bloquerait ces derniers.
 
Et voilà! Il ne reste plus qu'à bien remonter le tout!
 
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Révision des "passe-coques" :


Afin de ne pas avoir de soucis d'étanchéité au niveau de la coque, Nous nous sommes attaqués à la révision des "passe-coque", démontage, vérification d'étanchéité pour ne pas prendre l'eau une fois à flots !!!

 

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Démontage du Pied de mât (rongé par la rouille) :

 


Dès l'expertise du voilier en juillet 2007, il nous a été conseillé de changer totalement le mât du Pearson 36. Après discussion avec le club de propriétaires de ce modèle de bateau (bien souvent américains aux vues de l'origine de la construction), il s'est avéré inutile de changer notre transmission (traduisez mât : celui qui fait la liaison entre la force motrice et le véhicule).

Au regard de la photo ci-contre, vous pouvez admirer le pied de mât ! !  enfin, plutôt ce qu'il en reste, car l'oxidation a bien fait son travail depuis la naissance de notre bébé il y a 34 ans...

Il faut dire qu'un pied de mât, ça prend l'eau, dans chaque petit trou du mât et aussi par condensation. Mais voilà, les trous sont là pour laisser passer les drisses (cordes) et on ne peut rien faire contre la condensation. Le seul moyen d'étanchéifier tout ça est de mousser (bonnes soirées en perspectives!!!) l'intérieur du mât juste en dessous du dernier passant de drisse. Une mousse magique aurait la particularité d'être la plus hermétique pour éviter ces problèmes de rouille à l'embase.

L'un des seuls désagréments des "Pearson 36" selon certains membres du club des propriétaires est cette facilité du pied de mât à rouiller. Ouf, heureusement nous ne sommes pas les seuls à avoir ce type de problème (normal, sachant que c'est la seule pièce du bateau en acier et non pas en métaux inoxidables)...  Heureusement que le mât est en Aluminium, ça ne se désagrège pas si facilement.

D'après le club, seul la pièce servant à emboiter le mât est à changer. Puisque la plupart des "pearson owners" ont déjà effectué des réparations similaires, nous leur avons demandé conseil consernant les travaux à réaliser.

Il s'agit donc de couper le mât sur 9 à 10 cm (partie mangée par l'oxydation du pied de mât en acier, cf photo de droite), refaire le pied de mât avec une réhausse de la même hauteur et le tour est joué.

 

La pièce a donc été retirée par nos soins et non sans mal. L'accès à la quille et au pied de mât étant très restreint, il a fallu employer des outils sur mesure pour nettoyer et retirer la pièce (perceuse ou meuleuse à air comprimé avec brosse métalique en embout, crick pour Poids lourd etc, cf : photos).

 

 

 

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Vérification de la gazinière :

 

Elle a vraiment l'air de fonctionner. Le seul soucis va être de règler le débit de l'alcool à brûler...

 

  

Ca viendra avec l'expérience ! ! Quand on aura fait cramer quelques poissons on saura s'en servir. En attendant on cuisine au gaz à la maison et ca se passe pas trop mal . Un peu de gras pour préparer notre grand périple s'avère nécessaire...

 

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 Le grattage de la coque :

 

Après 2 week end et de belles courbatures, nous sommes venus à bout de ce vieil antifouling rouge ! !

La coque a retrouvé la couleur blanche du Gel-Coat.

Bilan après ce décapage : Coque plutôt en bon état. On peut apercevoir quelques petites bulles d'osmose, mais rien de très méchant. (la plus grosse bulle ne dépassant pas une pièce de 2 Euros...)

La fissure entre la quille et la coque du voilier n'a pas non plus montré plus de dégats. Un meulage suivi d'une couche de résine (plastique) s'imposent avant de refaire l'antifouling.

 

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  Un petit placard supplémentaire a vu le jour :

 

Une petite bouche d'aération servant à chauffer le carré du voilier cachait un espace non négligeable près d'un réservoir d'eau (sous une couchette). N'ayant pas besoin de chauffage sous les tropiques, nous avons donc décidé de faire une ouverture sous cette couchette afin d'y mettre un petit placard, toujours utile pour y placer quelques vivres ou matériels dont nous aurons besoin.

 

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Vidange des réservoirs d'eau : 

 

Afin de s'assurer de la qualité de l'eau que nous aurons à bord, nous avons également vidangé les 2 réservoirs (de 120 litres chacun) en rinçant un maximum. Mais là aussi, rien à redire, peu de dépôt en est ressorti.

 

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La nouvelle peinture :

 

Ca y est, le voilier fait peau neuve, et comme promis nous respectons votre choix: il est désormais rouge!

 

Au dessus de la ligne de flottaison:

 

La première étape fut de préparer la coque. Après un bon ponçage, nous avons dégraissé l'ancienne peinture (en haut à gauche), puis protégé la surface sous la ligne de flottaison à l'aide de scotch et de journaux.

 

Par la suite deux pré-couches (grises, en haut à droite) ont été passées afin de garantir une bonne accroche de la couleur finale.

Enfin, trois couches de rouge se sont succédées, la première au rouleau (à gauche), puis les suivantes au pistolet (à droite).

 

L'antidérapant:

 

Avec l'usure, il s'est avéré indispensable de refaire un bon antidérapant sur le pont.

 

Au programme: tout comme la peinture, nettoyage et dégraissage du pont. Puis délimitation des zones à peindre au scotch, et enfin peinture.

 

Pour la peinture, deux solutions ont été utilisées:

 Sur le roof et dans le cockpit, une peinture antidérapante (inter-deck d'International) a été utilisée.

Pour le reste du pont, une première couche de peinture sans antidérapant a été passée, puis saupoudrée de sable fin (à droite).

Après séchage, le surplus de sable fut balayé et deux couches de peinture supplémentaires sont venues couvrir le tout.

 

 

 

 

 

Résultat:

 

 

 

 

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 La quille :

               

 

La mise à nu de la quille:

 

Afin de vérifier l'étanchéité entre le lest de la quille et le bateau, nous avons commencé à meuler le plastic fissuré, et là... Surprise! L'osmose avait envahi toute la surface entre le plomb du lest et la strat!

Du coup, nous avons mis la quille a nu afin de bien faire sécher tout ça.

 

 

 

 

 

Nouvel enrobage de la quille:

 

Pas de mise à l'eau sans une quille bien protégée, donc nous avons refait tout l'enrobage du plomb.

 

Avant toute chose nous avons refait le joint entre la quille et le bateau sur les parties endommagée avec du mastic polyester, (appelé choucroute).

Nous avons poncé le plomb pour le lisser, puis nous l'avons recouvert d'une couche de résine polyester faisant office de couche "d'accroche".

 

Par dessus la résine (légèrement poncée) est venu l'enrobage en mastic polyester (à droite).

 

Une fois le polyester sec, reponçage (à gauche), puis application de plusieurs couches de gel-coat (peinture epaisse et imperméabilisante).

 

 

 

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Le capot de descente :

 

En piètre état, notre capot de descente méritait bien un coup de neuf.

Apres un bon ponçage, colle et pâte à bois ont permis de combler les nombreux eclats.

Enfin, pour la finition, Fibre de verre, résine et gel-coat lui ont redonné son éclat d'antan.

 

  

 

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La réparation de la quille épisode 2:

 

 

Le Week End du 20 septembre 2008, nous avons ressorti le bateau de l'eau pour réparer un "pèt" sous la coque.

A sa sortie de l'eau, surprise, la fissure était plus importante que prévue!

Nous nous sommes donc adressé à Uchimata Sailing Service, spécialiste de la préparation et de l'entretien de bateaux.

Pierre et son équipe nous ont conseillé, et ont fait venir des gens compétents afin d'étudier notre problème et la meilleure façon de le résoudre.

 

La solution fut donc de refaire le joint de quille à l'enduit époxy, puis de

renforcer le bateau au niveau de sa fissure:

 

Nous avons posé une nouvelle varangue dans le fond de cale, puis nous avons complètement ouvert la fissure et enlevé tout le plastique fragilisé.

Apres avoir assainnit la zone, nous avons posé un pansement provisoir sur l'ouverture afin de couler de la résine dans la partie du fond cale situé entre la fissure et la nouvelle varangue.

Enfin, nous avons réalisé un gros "pansement en sratification" de l'extérieur, puis nous l'avons recouvert de gel coat et enfin d'antifouling.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette fois c'est la bonne, la quille ne bougera plus!