Durant notre première escale à Madère, nous avons pu rencontrer un couple breton sur le ponton alors que Manu et William exerçait leur tallant de peintre sur la jetée de Funchal comme le veut la tradition (chaque bateau qui le désire laisse une trace de son passage en peignant le nom, le logo, l‘année etc.).
Ce couple nous a gentiment offert un petit tour de l’île en voiture. Cette île a la particularité d’avoir une flore très variée. Des palmiers aux séquoias dans les zones non montagneuses de l’île, la fougère et des forets de sapins en montant vers les sommets (1810 m pour le plus haut), cette île qui n’est pas encore très connue du tourisme massif mérite le détour.
Ensuite, c’est pendant l’escale à Las Palmas de Gran Canaria que nous avons pu faire d’autres rencontres très riches. Tout d’abord Marcus, un anglais un peu fou qui a reconstruit un bateau de pêche sur des plans très anciens du nom de lugger. Cette embarcation n’est vraiment pas comme les autres, de couleur violette, « Véracity » (c’est son nom) se fait vraiment remarquer sur son passage. Sa construction a duré 4 ans et parti de Plymouth en Angleterre, Markus et sa partenaire ont le projet de rejoindre Dakar, puis de remonter la Guinée. Ensuite ce sera les Antilles, puis la remontée des Etats-Unis par la cote est jusqu’au Quebec (remontée du Saint Laurent) Monréal puis, par le passage de rivières, des grands lacs et un petit peu de voie routière, son projet est de rejoindre l’ouest de L’Alaska… N’est-ce pas original ?
Une autre rencontre nous a marqué, voisins de ponton de Véracity, c’est deux copains suisses-allemands qui étaient partis de Hollande en faisant plusieurs escales en Bretagne, à la Corogne etc, ils avaient rejoins les Canaries et avait mis leur bateau en vente car ils devaient rentrer pour le travail mais surtout parce que leurs copines faisaient grises mines !
Particularité de ces deux compères, ils étaient totalement novices à la voile quand ils ont décidé de partir près de 5 mois en mer et ils n’ont pas connu de mésaventure.
Comme quoi « Quand on veut … »
Enfin, c’est le dernier jour à Las Palmas (Samedi 6 déc.) que nous revoyons un couple français que nous avions rencontré à Funchal (nous nous étions même mis à couple de leur Bateau « Bamboo » à notre arrivée dans la Marina). Ayant reconnu notre voilier rouge flamboyant, ils venaient nous rejoindre sur le ponton pour une petite photo ! ! Ce couple qui avait envie de connaître autre chose après leur vie active, ont tout bonnement vendu leur maison et acheter un voilier pour visiter notre belle planète. Etant à la retraite, ils auront beaucoup plus de temps que nous ! !
Nous leur souhaitons Bon Vent !
Et bien d’autres rencontres au « Sailor’s Bar » de la marina de Las Palmas ont été intéressantes. Mais nous n’allons pas nous attarder !
Récapitulatif des petites péripéties :
Tout d’abord, c’est au large du Portugal sous 35 à 40 nœuds de vent que la bôme s’est décrochée du chariot après un empannage assez violant. Le ressort de l’écoute de grand-voile ayant lâché, nous remettront vite fait une manille pour retenir la bôme.
Ensuite, nous avons perdu deux lattes de grand-voile suivis par plusieurs coulisseaux. Ensuite la drosse de l’enrouleur de génois a lâchée. Nous avons remplacé tout ça à Funchal grâce à un tout petit shipchandler.
Puis la plus grosse pour la fin : les cailloux de Las Palmas ont faillit faire beaucoup de mal au bateau (plus de précision sur le journal de bord des Canaries).