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Les rencontres en mer

Les rencontres à terre

Les péripéties

 

 

 

qovop'News - Newsletter N°12

Décembre - 2008

 

Déjà un mois !  

 

 

 



News :    
     
 
 
 
Voilà maintenant un peu plus d'un mois que nous faisons route vers le soleil.

C’est chose faite, nous venons de passer le tropique du Cancer (23 ° 26’) dans la nuit de Lundi à Mardi 8 et 9 déc. et effectivement, le soleil et la chaleur se trouvent bien sous cette latitude…  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

                
Les rencontres en mer :
 


En traversant le golfe de Gascogne, nous avions croisé quelques bancs de Bélugas, ces gros dauphins noirs. Ensuite, Madère, une île (et archipel) luxuriante qui nous a très agréablement surpris à la vue de ses magnifiques paysages. Et c’est à notre arrivée aux Canaries que nous nous sommes retrouvés escortés par des dizaines de dauphins qui ont bien joué près de deux heures avec l’étrave du bateau.

 

Mais c’est à partir du jour où nous avons passé le tropique que tout s’est accéléré. De bon matin, alors que nous avions juste traversé le 26° parallèle, après une nuit escorté par de nombreuses torpilles de dauphins (avec les reflets du plancton), William qui se trouvait à la barre pour le dernier quart de nuit (6-8 h) nous dit « Baleine, Baleine les gars ». Et oui en effet, il ne s’était pas trompé, nous vîmes alors des baleines en pleine eau  pour la première fois… La première faisait à peu près la taille du bateau et est apparue à une dizaine de mètres à bâbord. Avec un bruit très reconnaissable lorsqu’elle remonte à la surface pour respirer, elles étaient au nombre de quatre ou cinq et ces belles nous ont suivi un peu plus d’une heure.

 

Ensuite, le jour même dans l’après-midi un énorme banc de dauphins vient à notre rencontre. Nous avions déjà vu des bancs de dizaines de dauphins, mais là il était impossible de déterminer leur nombre, nous estimons qu’ils étaient entre 100 et 150. C’était vraiment magnifique, certains free stylers nous faisaient une démonstration ! Des sauts de plus en plus haut, de temps en temps à près de deux mètres.

Puis durant les derniers jours avant d’arriver au Cap Vert, nous avons rencontré beaucoup de poissons volants. Ceux-ci sont vraiment étonnants, tellement ils ont la capacité de voler loin, au début nous les confondions à des hirondelles de mer. Mais après observation, ça n’était pas des oiseaux. Quatre de ces poissons ont même sauté dans le cockpit du bateau durant les deux dernières nuits.


 

La pêche :

 

La première pêche fût une Daurade Coryphène de 60 cm environ en arrivant sur Funchal. Puis en repartant de Madère, chaque soir (2) une bonite mordait à l’hameçon. Et durant la traversée de Las Palmas au Cap Vert (en 6 jours), nous avons eu de nombreuses touches, seulement 5 d’entres elles ont pu êtres remontés, toutes des daurades coryphènes très jolies (avec un vert-jaune fluo avant de les sortir de l’eau), une trop petite a du être relâché. Carpaccios et autres bonnes ventrées s’en sont suivis…

    

 
Les rencontres à terre : 
 

 

Durant notre première escale à Madère, nous avons pu rencontrer un couple breton sur le ponton alors que Manu et William exerçait leur tallant de peintre sur la jetée de Funchal comme le veut la tradition (chaque bateau qui le désire laisse une trace de son passage en peignant le nom, le logo, l‘année etc.).
Ce couple nous a gentiment offert un petit tour de l’île en voiture. Cette île a la particularité d’avoir une flore très variée. Des palmiers aux séquoias dans les zones non montagneuses de l’île, la fougère et des forets de sapins en montant vers les sommets (1810 m pour le plus haut), cette île qui n’est pas encore très connue du tourisme massif mérite le détour.

 

Ensuite, c’est pendant l’escale à Las Palmas de Gran Canaria que nous avons pu faire d’autres rencontres très riches. Tout d’abord Marcus, un anglais un peu fou qui a reconstruit un bateau de pêche sur des plans très anciens du nom de lugger. Cette embarcation n’est vraiment pas comme les autres, de couleur violette, « Véracity » (c’est son nom) se fait vraiment remarquer sur son passage. Sa construction a duré 4 ans et parti de Plymouth en Angleterre, Markus et sa partenaire ont le projet de rejoindre Dakar, puis de remonter la Guinée. Ensuite ce sera les Antilles, puis la remontée des Etats-Unis par la cote est jusqu’au Quebec (remontée du Saint Laurent) Monréal puis, par le passage de rivières, des grands lacs et un petit peu de voie routière, son projet est de rejoindre l’ouest de L’Alaska…  N’est-ce pas original ?

Une autre rencontre nous a marqué, voisins de ponton de Véracity, c’est deux copains suisses-allemands qui étaient partis de Hollande en faisant plusieurs escales en Bretagne, à la Corogne etc, ils avaient rejoins les Canaries et avait mis leur bateau en vente car ils devaient rentrer pour le travail mais surtout parce que leurs copines faisaient grises mines !
Particularité de ces deux compères, ils étaient totalement novices à la voile quand ils ont décidé de partir près de 5 mois en mer et ils n’ont pas connu de mésaventure.
Comme quoi « Quand on veut … »

Enfin, c’est le dernier jour à Las Palmas (Samedi 6 déc.) que nous revoyons un couple français que nous avions rencontré à Funchal (nous nous étions même mis à couple de leur Bateau « Bamboo » à notre arrivée dans la Marina). Ayant reconnu notre voilier rouge flamboyant, ils venaient nous rejoindre sur le ponton pour une petite photo ! !  Ce couple qui avait envie de connaître autre chose après leur vie active, ont tout bonnement vendu leur maison et acheter un voilier pour visiter notre belle planète. Etant à la retraite, ils auront beaucoup plus de temps que nous ! ! 


Nous leur souhaitons Bon Vent !

 

Et bien d’autres rencontres au « Sailor’s Bar » de la marina de Las Palmas ont été intéressantes. Mais nous n’allons pas nous attarder !

 


 

Récapitulatif des petites péripéties :

 

Tout d’abord, c’est au large du Portugal sous 35 à 40 nœuds de vent que la bôme s’est décrochée du chariot après un empannage assez violant. Le ressort de l’écoute de grand-voile ayant lâché, nous remettront vite fait une manille pour retenir la bôme.

Ensuite, nous avons perdu deux lattes de grand-voile suivis par plusieurs coulisseaux. Ensuite la drosse de l’enrouleur de génois a lâchée. Nous avons remplacé tout ça à Funchal grâce à un tout petit shipchandler.
Puis la plus grosse pour la fin : les cailloux de Las Palmas ont faillit faire beaucoup de mal au bateau (plus de précision sur le journal de bord des Canaries).


 

Le Cap Vert !

 

Arrivés à Mindelo (Cap Vert) depuis vendredi matin (12 déc. à 6 h heure locale), nous avons quelques réparations à faire sur la Grand-voile qui a quelques petits trous au niveau de la prise de ris 1, puis nous remettrons les goupilles de coulisseau.

La bande UV du Génois qui était en train de partir a été recousue.

 

Nous avons fait de belles rendonnées cette semaine dans l´ile de Santo Antao, une ile magnifique mixant désert et forêts luxuriantes. (plus de dètails bientôt dans le journal de bord du Cap Vert)

Nous repartirons probablement lundi du Cap Vert .

 


 

Du nouveau coté partenaires :

 

La qovop a été très heureuse d'apprendre (à la veille du départ) qu'elle est lauréat de la bourse Défi-jeune des Pays de La Loire (2008). Cette bourse distribuée par le Ministère de la jeunesse et des sport, récompense les projets portés par des jeunes de 18 à 30 ans.

 

 

 

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