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Sommaire

Les îles du Pacifique sud-ouest

La qovop échappe au Tsunami

Réparation express avant la Nouvelle-Zélande

Nouvelle subvention pour le projet

 

 

 

qovop'News - Newsletter N°16

Octobre - 2009

 

Au Revoir les Tropiques !

 

En direct des Tonga, nous nous dirigeons bientôt vers la Nouvelle-Zélande !
Mais avant, nous avons quelques réparations à effectuer.

 



News :    
     
Souvenez-vous, il y a deux mois, nous étions à Tahiti. Depuis la mi-août, nous avons parcouru pas mal de miles.
 



Les îles du Pacifique sud-ouest :

Après l’île de Tahiti, nous nous sommes arrêtés dans plusieurs des îles sous le vent : Huahine, Tahaa, Raiatea et Bora Bora, la perle du pacifique où nous avons aimé crapahuter le sommet avec pour récompense, une vue imprenable à 360° sur le lagon. (photo ci-contre).

 

Depuis la Polynésie française où nous avons laissé nos amis de "Mandragore", nous avons rejoint l’île de Rarotonga  (Album photo) située au sud des îles Cook. Après 3 jours de navigation au portant avec un vent de force 4, celui-ci tombe et nous avançons à un nœud avec les voiles qui claquent durant une journée. Le lendemain, la bascule étant passée, Eole reprend son travail et souffle à force 5-6 à contre-sens cette fois. Habitués à des températures très agréables jusqu’alors, le vent de sud qui nous emmène de l’air frais nous oblige à reporter les vestes de quart et les polaires. Au près serré avec ce vent assez fort, le bateau tape les vagues (quand il ne les fend pas) et l’eau salée court sur le pont comme un ruisseau.
Après deux jours de mauvais temps et de grand froid, nous rejoignons enfin Rarotonga et nous mettons poupe à quai à bâbord de nos amis brésiliens de Canela. Après une semaine de vent frais, la chaleur revient de nouveau. Nous resterons sur l’île 12 jours et profitons de l’accueil chaleureux de ses habitants. Nous en profiterons pour faire un peu de marche dans les montagnes qui surplombent l’île qui ne fait pas plus de 30 km de circonférence.

 

Depuis Rarotonga, nous décidons de nous diriger vers Niue, une île, euh pardon ! !  un pays de 1200 habitants environ. Mais sur la route se trouve un Récif en plein milieu de l’océan, Beveridge Reef, et nous décidons tous d’y aller. La nuit avant notre arrivée au Récif, nous attrapons un gros thon de 70 kg et 1, 75m ce qui nous classe 1er dans le championnat de pêche (en liste : qovop, Canela et Watermelon).

Après 5 jours et un peu plus de 500 miles parcourus et sans nouvelles de Canela depuis 4 jours malgré de nombreux appels VHF, nous les retrouvons à l’entrée de la passe. Les brésiliens rentrent en premier et nous jetons l’ancre près de 6 autres voiliers. Le coin a l’air réputé. Dès notre arrivée, nous hissons notre prise nocturne et celle-ci devient la star du jour avant d’être découpée et partagée avec tous les voiliers des environs. Le barbecue de Canela tournera presque 48 h en continu afin de venir à bout du monstre. 

 

Le lendemain de l’arrivée, nous ferons une plongée en apnée à l’extérieur du lagon dans une eau limpide, requins, wahoo, carangues... etc n’échapperons pas à nos objectifs d’appareils photos. Dans l’après-midi, nous décidons d’aller mouiller au nord du lagon, où une épave de bateau de pêche nous attend gisant sur le récif. Nous arriverons un peu tard et décidons de remettre ça au lendemain.

 

 



La qovop échappe au Tsunami :

Le lendemain justement (29 septembre), au petit matin, Migration, un trimaran qui se trouve sur place est équipé d’une BLU et nous prévient d’une alerte au Tsunami. Un tremblement de terre aurait été ressenti entre les Tonga et Niue. Le canal 16 (canal de sécurité) est alors pris d’assaut par les voiliers du mouillage qui prennent la décision après une heure de sortir du lagon et se diriger vers Niue. Pour notre part, qovop étant mouillé dans 3 mètres d’eau, nous décidons de nous mettre au mouillage un peu plus au centre du lagon, dans une profondeur de 10 mètres environ. Mais ne sachant pas évaluer la puissance d’un tsunami, nous ne sommes pas sûrs d’être en sécurité ici, car le lagon peut se vider avant l’arrivée de la vague et nous ne savons pas si 10 mètres d’eau suffisent pour sortir sain et sauf de cette catastrophe naturelle. Durant ce temps, Migration nous avertit que la vague a été ressentie à Niue et que finalement le premier séisme de magnitude 8,3 a été ressenti très tôt dans la matinée au sud des Samoa et un deuxième vient d’être ressenti à 9 h avec une force de 5,6. Après discussion entre l’équipage qovop, nous nous résignons également à sortir du lagon et abandonnons l’idée d’aller explorer l’épave. Nous fermerons la marche derrière 5 autres voiliers. Devant nous Canela est à près de 4 miles et le premier (Simon, un québéquois sur « Sedna 1 ») que nous avons toujours en portée VHF est à 15 miles devant.

Nous sortons donc du lagon et nous sentons tout de suite plus en sécurité. Une heure après notre départ, Migration qui a encore des nouvelles fraiches nous informe qu’on compte dès lors 14 morts aux Samoa sud et la vague a déjà été ressenti à Rarotonga, qui est loin derrière nous (nous apprendrons par la suite que ce terrible incident a fait plus de 100 morts). Nous étions donc dans le lagon quand la vague a du passer. N’ayant absolument rien observé de particulier, les vagues cassants sur le récif comme à l’accoutumé, nous pouvons affirmer que Beveridge Reef qui est un récif venant des grandes profondeurs offre une bonne protection contre les Tsunami.

Après moins de deux jours de navigation avec un vent faible au départ mais en constante accélération, nous rejoignons Niue de nuit et nous prendrons une bouée, car l’endroit ne permet pas de jeter l’ancre.


Niue : (Album photo)

Île corallienne offrant de nombreuses grottes et paysages magnifiques, nous y resterons 4 jours afin d’explorer des piscines naturelles souterraines, eau douce, saumâtre ou salée. Nous plongerons également pour apprécier  la limpidité de la mer, permettant de voir sur près de 50 mètres.

 

En direction des Tonga :

Partis le 6 octobre de Niue, les prévisions météos n’étaient pas favorables pour rejoindre les Tonga, il aurait fallu attendre 2 jours pour avoir de bons vents. Néanmoins, un vent de travers commence à souffler à force 4-5 dès la première soirée et nous tiendra compagnie durant les deux jours de traversée. Arrivée le 9 octobre. Ne voyez-vous pas une erreur ??

2 jours de traversée du 6 au 9 octobre ?    ne serait-ce pas plutôt 3 jours ?

Nous venons de passer le fuseau horaire séparant d’un jour les îles du pacifique ouest. De TU (temps Universel) -11, nous n’avons pas changé d’heure durant le passage à TU+13 (n’existant qu’aux Tonga, réel pays du soleil levant…) mais avons tout simplement raté la journée du 8 octobre (Saint Pélagie). Est est-ce par hasard que nous avons pêché deux daurades coryphène la veille de leur fête ?  (les daurades appartiennent au groupe des poissons pélagiques).

Les Tonga :

A notre arrivée au groupe Vava’u, nord des Tonga, nous avons pu apprécier les îles rocheuses offrant également des grottes sous-marines avec des eaux très claires. Nous retiendrons également de ces îles les nombreux mouillages très protégés proposant aux voileux des nuits très calmes…  ce qui n’était pas le cas à Niue par exemple où la houle entrait dans la baie très ouverte d’Alofi.

 

Mais ce qui est absolument extraordinaire, ce sont les coraux magnifiques et bien vivants montrant toutes leurs couleurs. Après près d’un an de voyage, nous n’avions jamais rien vu de tel et ça fait plaisir  à voir. Tous les coraux ne sont donc pas morts sur cette planète !

Après plus d’une semaine au groupe de Vava’u, nous avons rejoint les îles du groupe de Ha’Apai, situé au centre des Tonga. Ces îles d’origine plus coralliennes nous ont fait penser aux îles des San Blas que nous avons pu visiter en mars dernier. Bordées de longues plages, ces îles sont habitées par plus de cocotiers que de tongiens. Ces derniers sont d’ailleurs très accueillants et ont gardé toute leur culture traditionnelle. Les hommes portent ainsi des jupes et les femmes ont une sorte de tapis tressé autour de la taille.

 

 


Temps des réparations :

Actuellement sur l’île de TongaTapu, notre dernière traversée (d’une nuit seulement) ne nous a pas souri :

Ayant une fissure à l’avant du joint de quille (horizontal) depuis bien longtemps, nous avons découvert une fissure verticale il y a environ un mois qui démarre du joint de quille vers le haut. Celle-ci est donc située au niveau le plus bas de la coque.

Le matin de bonne heure, Manu était à la barre et s’aperçoit qu’il y a de l’eau sur le plancher à l’intérieur du bateau. Il allume donc la pompe de calle et aperçoit une belle voie d’eau au niveau de la fissure qui s’est ouverte durant la dernière traversée au près en tapant sans doute contre les vagues. De cette voie d’eau ressemblant à une petite source jaillit environ 1,5 litre par minute.

En plongeant pour estimer les dégâts, Manu a pu apercevoir que la fissure s’est agrandie et qu’une seconde côté bâbord est apparue. Un an après les réparations à l’arrière de la quille, que nous avions effectué à La Rochelle, c’est au tour de l’avant et nous sommes donc contraints à réparer le bateau ici. Fort heureusement le port de Nuku’Alofa est muni d’un travel-lift permettant de hisser le bateau à terre. Hier, nous avons essayé d’obtenir de la résine et du tissu (Roving) pour effectuer les réparations. Malheureusement l’île est en pénurie de Résine mais un kiwi qui tient une fabrication de canoé va pouvoir nous obtenir 10 à 20 litres de résine dès samedi en direct de la Nouvelle-Zélande. Son beau-frère se chargeant du transport car il doit de toute façon prendre l’avion vendredi soir. Ces kiwis sont décidemment très sympas.

Nous remonterons donc probablement qovop vendredi soir pour commencer à poncer à l’endroit des réparations. Le Dimanche aux Tonga étant un jour où il est formellement interdit de travailler, nous laisserons sécher la coque avant de regarnir celle-ci lundi. L’antifouling étant un produit peu cher ici (moitié prix par rapport à la France), nous en profiterons pour remettre la coque à neuf et remonter la ligne de flottaison car le bateau étant assez chargé les algues s’accrochent à notre peinture rouge qui commence à souffrir juste au dessus de la ligne d’eau.

 

Suite des événements en Nouvelle-Zélande que nous rejoindrons dès que les réparations seront terminées.

 


Sponsoring et Subventions :

Le Département de la Vendée ayant déjà soutenu le projet qovop en 2008 nous a octroyé une nouvelle subvention de 3000 € pour l’année 2009.

Merci de leur soutien et leur confiance en notre projet.

 

                   

 
 
 
 
 
 


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