Les chiffres clefs de la traversée |
Nombre d'heures moteur | 2 h |
Temps du parcours | 4,5 jours |
Longueur du parcours | 630 milles nautiques |
Vitesse moyenne | 6 noeuds |
PoissonS pêchéS | 2 thons |
Jamaïque –> Panama : Aux portes du pacifique.
Arrivée : samedi 14 mars 2009.
Retrouvez l'album photo du Panama (San Blas inclu)

La traversée commence avec un vent stable d'environ 20-25 noeuds. En mode régate, dès la première heure de navigation nous rattrapons des hollandais partis avant nous de Port Antonio. Ceux-ci partant vers Cuba, nous virons vers le sud (Panama) avant même de les avoir dépasser.
Le lendemain, William à la barre aperçoit une grosse bouée en polystyrène à babord. Ayant les lignes de traînes à l'arrière du voilier, nous regardons de très près les cordages flottants autour de cette bouée. Il ne faut absolument pas que les lignes s'accrochent aux bouts car nous avions déjà fait une expérience malheureuse en Martinique... et c'est ainsi qu'on arrache les lignes !
Bien heureusement, aucun bout ne se trouvait sur notre route, mais là ! ! les winchs (où sont enroulés les fils de pêche) commencent à s'emballer déroulants les lignes à vive allure...
Surprise, il s'agit de deux thons ! et le thon c'est bon !
Une demi-heure après, ceux-ci étaient déjà vidés et une partie fut vite transformée en succulent TMC (Thon, Mayo, Curry) sorte de rillette à la qovop !
La suite du voyage ne sera malheureusement pas propice pour la pêche !
Durant la première nuit, Bat se rend compte d'un problème de tension au niveau du bas-hauban avant à tribord ! Ce cable utile pour retenir la mât en place est complètement détendu et se met à se balancer en tournant sur lui-même.
Au changement de quart, lorsque Manu se réveille pour remplacer Bat, ce dernier lui dit en lui montrant l'avant du voilier :
- "tu vois rien de bizarre ?"
- "Oh la vache" s'exprime Manu en sotant dans la cabine avant pour chercher les clés à molette.
Cinq minutes plus tard, le problème était résolu. En revanche nous ignorons comment ce grément à pu se dévisser... Malchance ou sabotage ? Henri Morgan trainerait-il dans le coin ?
Après cette mésaventure sans incident, nous vérifions très fréquemment les gréments.
Par chance, nous étions babord amure (le vent venait de la gauche) en plein travers et les gréments sous le vent (à tribord) ne travaillent pas. Cette non-tension n'a donc pas perturbée le fonctionnement du qovop, le mât rouge et jaune est toujours là, droit comme un "i".
Le soir même au milieu du voyage avec un vent assez fort de travers (de 20 à 25 noeuds et et quelques rafales à 30) alors que Grégoire (héroïque) était à la barre du magnifique qovop, nous réduisons le génois pour garder une allure confortable. Moins de trente secondes après cette manoeuvre, une pièce qui sert à tendre la voile sur la bôme (point d'écoute de la grand voile) lâche violemment. La voile se met donc à fassayer. Heureusement, elle est retenue par les bosses de ris (cordages accrochés à des anneaux sur la voile, servant à réduire la voilure si besoin) qui l'empêche d"aller s'abimer dans les gréements! Obligé de prendre un ris pour bien tendre la voile, nous réduisons de suite la voilure. La nuit commençant à tomber, nous dormirons sur nos deux oreilles (à tour de rôle bien entendu).
La suite de la navigation se fait sans embuches, et après 4jours de mer nous voyons passer des cargos de toute part... Le canal est proche! Une fois n'est pas coutume, c'est de nuit que nous arrivons enfin à Colon: La baie de Colon est fermée par deux longues digues, et c'est entre elles que nous rentrons à 7 noeuds sous spi, avant d'affaler les voiles pour slalomer entre les cargos en attente. La zone de mouillage endormie est principalement occupée par des voiliers de Nouvelle Zélande, d'Australie et des USA. Nous jettons l'ancre, et ce ne sera qu'au petit matin avec le lever du jour que nous découvrirons ce lieu atypique.
Du bateau nous n'apercevons que des montagnes de containers, et quelques cargos à quai en chargement. Nous prenons alors l'annexe pour nous rendre au Yacht Club de Cristobal decrite dans notre guide comme étant l'endroit où faire les formalités administratives. A notre grande surprise, nous y trouvons quelques bateaux à quai, mais le Yacht Club à disparu et seul un amas de gravas témoigne de sa présence quelques semaines auparavant. Nous regardons les ruines, stupéfaits, et au détour d'un container nous découvrons le cyber-café de la marina... la photo parle d'elle-même...
Les lieux sont iréels ! La marina n'est autre qu'un tas de ruine entre des amas de containers, le tout cloturé par plusieurs rangées de grigalles surmontés de barbelés. La sécurité, armée jusqu'au dent, cadrille la zone et contrôlle les allers et venues.
En sortant du port, nous voyons Colon de nos propres yeux et comprenons mieux pourquoi tous les guides sont formels : Ici, tout déplacement doit se faire en taxi, les rues étant trop dangereuses pour les gringos que nous sommes... Colon, autrefois prospère, sombre de plus en plus dans la misère. Depuis que le canal est passé entre les mains du Panama, tout est centralisé dans la capitale, et Colon, délaissée voit son taux de chômage dépasser les 45%. Ici, les policiers dans la rue sont en gilets pare-balle, et sont tous armés d'un fusil mitrailleur, fusil à pompe ou Uzis. La poussière vole entre les immeuble délabrés, les sirènes de la police sonnent constamment et les bus décorés très "tunning" font un bruit de Harley Davidson!
Nous n'avons malheureusement pas de photo à mettre pour l'instant, car sortir un appareil dans la rue est assez risqué...
Nous limitons au maximum nos déplacements en ville, et passons la plupart du temps à piannoter pour notre site dans le "cyber-café" de la marina.
Jeudi et vendredi dernier (19 et 20 mars), les 4 équipiers de la qovop ont aidé un couple de français à passer le canal. Jean-Do et Christine, qui habitent en Polynésie française, convoient leur voilier "Exocet" (X-40) jusqu'à Thaïti. Ils nous firent un accueil plus que chaleureux durant cette longue journée (24 h au total). Merci à eux !
Pour nous 4, ce fût l'occasion de se faire une première expérience au passage des 6 écluses et la traversée du Lac Gatun qui est surplombé par de nombreuses îles verdoyantes, dont les rives sont parfois habités de crocos...
Virée aux San Blas :
Non loin de la ville de Colon, se trouve un archipel paradisaique. Rejoins par Christophe (frère de Bat), qui nous a notamment acheminé de nouvelles bougies de préchauffage pour notre bon vieux moteur qui démarre maintenant au quart de tour, nous partons le lundi 23 mars pour rejoindre ces terres "sauvages".
Arrivés le lendemain après une journée de navigation au près serré (c'est à dire contre le vent) nous découvrons une multitude d'îles parsemées entre de nombreux récifs coraliens et la montagne panaméenne. Selon les guides, elles sont au nombre de 365 ! ! soit une par jour si on y passe une année entière ! ! et dieu sait que l'on peut passer beaucoup de temps dans ces îles très accueillantes ! Malheureusement pour nous, le rendez-vous pour le passage du canal a été pris pour le 31 mars ! Nous n'y passerons donc qu'une semaine ! mais quelle semaine...
Sur la route des San Blas, nous pêcherons nos deux plus gros poissons depuis le début de notre périple ! !
Lorsque nous tirons le premier au bateau, nous sommes stupéfait ! "c'est un requin" crions-nous ! !
Mais en le gaffant pour le remonter, nous sommes un peu déçu ! ! car vu de dessus, ça ressemble bien au requin, mais il s'agirait plus d'une sériole ! ! avis au amateur, nous sommes en quête du nom de ce poisson. (photo ici)
Pour le second (sur la photo de gauche), il nous a fallu en revanche moins de deux secondes pour le reconnaître. Nous avions déjà rencontré deux de ses cousins en plein milieu de l'atlantique... Mais celui-ci (Wahoo) est de taille largement supérieure, jugez par vous-même ! Quelle joie de faire une si belle prise !
Dans l'après midi, nous arrivons sur les îles de Chichimé ! !
Aussitôt abordés par les pirogues kunas, nous leur proposons un deal ! ! nous leur offrons les poissons et en échange, nous mangeons avec eux le soir même ! Bien entendu, les kunas qui sont des gens très accueillants acceptent ce bon deal ! !
Nous nous rendons donc sur la petite île habitée par seulement 3 familles. Grimaldo, un homme d'une quarantaine d'année est ravie de nous faire découvrir son île et sa culture. Il nous montre ainsi comment vivent les kunas. Un puit d'eau (parfois plusieurs) se trouve au milieu de chaque île, c'est ainsi que les locaux trouvent l'eau douce.
Les femmes ayant préparé le poisson et le riz aromatisé à la coco (bien évidemment), nous nous mettons à table à côté de la case de Grimaldo et sa famille. Les enfants heureux de voir 5 nouveaux gringos s'amusent à nous prendre en photo sous tous les profiles. Malheureusement, sans comprendre pourquoi, nous mangeons avant eux et le second service sera pour la famille kuna...
En discutant avec Grimaldo, notre nouvel ami, nous apprenons que lui et sa famille ne résident que 3 mois sur cette île. Les îles étant assez peuplées (pour la surface de chacune), certaines familles kunas font un roulement et habitent sur la terre ferme le reste du temps (comme à Carti par exemple).
Après la nuit tombée, Grimaldo heureux de nous avoir rencontré nous emmène au milieu de son île pour faire un feu, ceci permet pour eux de nettoyer l'île tout en se réchauffant auprès du feu avant d'aller se coucher... Drôle de tradition, alors que nous n'avions pas du tout froid ce soir là, Grimaldo nous assure que le feu est un bon moyen de se réchauffer car le vent souffle de façon permanante sur les San Blas !
Le lendemain au petit matin, nous repartons direction les îles de Coco Bandero, à moins de 20 milles nautiques à l'est. Durant la courte navigation, un beau thazard mord à l'ameçon (et de trois pour les San Blas)... Nous n'aurons jamais tant pêché qu'entre ces îles paradisiaques.
Dès notre arrivée, une pirogue jouant le rôle de super-marché sur les îles s'approche du qovop et nous en profitons pour troquer une bonne moitier du poisson contre fruits et légumes.
A moins de 20 mètres derrière nous se trouve une île deserte. Inhabitée, celle-ci est bien entendu pleine de cocotiers et certains équipages d'autres voiliers au mouillage en profite pour faire des barbecues sur la plage.
Nous nous rendons donc sur cette île afin d'en faire autant. Néanmoins, la chaleur étant assez insuportable, nous nous installons à l'ombre des cocotiers en plein milieu de l'île. Notre barbecue improvisé, soit la grille de notre four posée sur 4 noix de coco nous permettra d'apprécier toutes les saveurs du thazard parfumé au curry ! !
Lors de nos différentes plongées près des îles de cocos Bandero, nous apercevrons de magnifiques raies d'une envergure impressionnante. Atteignant près de deux mètres, ces oiseaux de la mer nagent de manière tout à fait magestueuse.
Le deuxième jour sur Coco Bandero nous décidons de planter le drapeau qovop sur une île ne comptant pas plus de 5 cocotiers.
La preuve en image (à votre droite), la qovop a marqué son territoire !
Nous profiterons même de cet après-midi ensoleillée pour faire une petite partie de pétanque à la française... mais les seules boules que nous ayons trouvé pour jouer fûrent quelques noix de coco ! !
Le samedi matin, nous décidons de nous rendre sur l'île de Kuanidup ! ! Rendu célèbre par la couverture du livre d'Antoine, "la plus belle île du monde". Cette île est habité par le seul hotel de l'archipel et accueille ainsi de nombreux touristes en recherche de calme et de sérénité.
A l'arrivée de la qovop au mouillage, une pirogue s'approche pour nous vendre langoustes et crabes... Notre tentation est si grande que nous craquerons pour 3 crabes royaux aussitôt cuits au Barbecue sur une petite île jumelle, mais déserte.
Le soir même nous repartons pour à peu près 45 milles de navigation avant de rejoindre Isla Linton, une île à l'ouest des San Blas (sur la route pour Colon). Cette île qui se trouve seulement à 100 mètres de la côte panaméenne, nous avait été conseillée par l'équipage américain rencontré en Jamaïque.
Isla linton est une île habitée par seulement quelques familles de singes araignés. Même si ces singes sont assez sauvages et vievent en liberté sur l'île, certains nous ont quand même réservé un accueil chaleureux dès que nous avons posé les pieds sur le petit ponton devant un batiment abandonné devenu maintenant résidence principale d'une famille de trois singes. Regardez bien la vidéo sur votre gauche et admirer la ressemblance avec vos frères, cousins ou cousines ! ! n'est-ce pas hilarant ?
Lundi 30 mars, nous nous levons au petit matin, la qovop toujours ancrée devant le petit ponton de Isla Linton et nous rejoignons la ville de Colon afin de passer le canal le lendemain.
Nous retrouverons notre fameuse marina encore plus détruite qu'auparavant. Le but étant de désaffecter cette marina pour le 31 mars, les bulldozer avaient déjà bien commencé leur travail.
C'est d'ailleurs ce même jour que nous avons vu tomber l'antenne Wifi qui nous permettait de nous connecter à internet... En pleine mise à jour du site... Dommage !
Tant pis pour nous, ayant loué les grandes amarres (4 X 40 m et 22 mm de diamètre) nous étions prêt pour rejoindre le côté Pacifique de Panama. Nous regagnerons donc le voilier en début d'après-midi afin d'attendre notre pilote panaméen présent sur le qovop pour la traversée des premières écluses.
Le canal de Panama :
Petite pause "culture", ça ne fait jamais de mal : (source wikipédia)
Le canal de Panamá est un canal important traversant l’isthme de Panamá en Amérique centrale, reliant l’océan Pacifique et l’océan Atlantique. Sa construction a été un des projets d’ingénierie les plus difficiles jamais entrepris. Son impact sur le commerce maritime a été considérable puisque les navires n’ont plus eu besoin de faire route par le cap Horn et le passage de Drake à la pointe australe de l’Amérique du Sud. Un navire allant de New York à San Francisco par le canal parcourt 9 500 kilomètres, moins de la moitié des 22 500 kilomètres d’un voyage par le cap Horn.
Bien que le concept d’un canal à Panamá remonte au début du XVIe siècle, la première tentative de construction commença en 1880 sous l’impulsion française. Après que cette tentative a échoué, le travail fut terminé par les États-Unis d’Amérique sous la direction de G.W.Goethals et le canal ouvrit en 1914. La construction des 77 kilomètres du canal a été parsemée de problèmes, incluant des maladies comme le paludisme et la fièvre jaune et des glissements de terrain. On estime à 27 500 le nombre d’ouvriers qui périrent pendant la construction.
Depuis son ouverture, le canal a remporté un énorme succès et continue d’être un point de passage stratégique pour la navigation. Chaque année le canal permet le passage de plus de 14 000 navires transportant plus de 203 millions de tonnes de cargaison. Jusqu'à 2002, un total de 800 000 navires étaient passés par le canal. Des travaux d'élargissement du canal ont été lancés en septembre 2007 et devraient être terminés en 2014, permettant alors à des navires de plus gros tonnage d'emprunter le canal.
La traversée du Canal :
Afin de traverser le canal, une fois toutes les formalités réalisées, vous pouvez choisir une date de passage. Ayant accompli ceci lors de notre premier passage à Colon, le rendez-vous était donné le 31 mars 2009. Partis pour les San Blas le 23, il nous restait malheureusement pas plus d'une semaine pour revenir dans la vilaine ville de Colon.
La veille du passage, nous devions appeler PanCanal afin de connaître l'horaire à laquelle le pilote est censé venir. Ce sera 15 h 45.
Lors de notre première expérience avec Christine et Jean-Do (plus de 10 jours auparavant), nous avions attendu environ deux heures regardant les pilotes arrivés un par un sur les autres voiliers...
Mais cette fois-ci, nous ferons parti du premier wagon, ce qui est de bon augure pour voir les écluses de jour. Dès 16 h, le pilote arrive.
Malheureusement, nous tombons sur un pilote plutôt stressé. Il nous informe que nous serons trois voiliers acouplés et que qovop sera sur le côté droit. A l'arrivée dans le "Banana Chanel" première partie creusée du canal, nous abordons sur bâbord un voilier composés de 5 jeunes norvégiens. A leur gauche se trouve un voilier suisse "Kopernik".
Nous passerons donc les écluses de Gatun sans aucun problème malgré le grand stress de notre pilote qui a réussi à tous nous énerver... Celui-ci est cencé commander "les liners" qui s'occupent des amarres. Pour notre part, nous avions le bateau norvegien sur notre gauche. Il fallait donc s'occuper des amarres sur tribôrd seulement (côté où se trouvait les grands murs des écluses). Alors que devant nous se trouvait un cargo d'environ 600 pieds, les lanceurs de chaque côté des écluses jeteront avec succès leur messager (petite cordelette se terminant par une petite boule de corde, la touline). Nous accrochons donc les amarres à ces filins avant de rentrer dans la première porte.
Après notre première expérience sur "Exocet", nous savions à peu près comment ça allait se passer. Mais notre pilote qui commandait Will à l'avant, Bat à l'arrière et Manu à la barre devait aimer crier pour rien ! ! Malgré que tout aille bien à l'avant comme à l'arrière, nous avions l'impression que celui-ci jouait sa vie à chaque écluse.
Heureusement, nous passerons beaucoup de temps à discuter dans les écluses avec les norvégiens qui avaient un projet très intéressant. Ceux-ci ayant pour but de récolter des fonds pour l'UNICEF tout en réalisant leur rêve de voyager autour du monde. (plus d'infos sur www.tofluer.com).
Passé les trois écluses de Gatun (qui sont toutes trois accollées) vers 19 h, nous nous séparons des norvégiens et de ce fait des suisses que nous avons très peu vu.
Après 10 minutes, nous arrivons aux bouées prévues pour passer la nuit dans le lac Gatun. Ayant la possibilité de se mettre à plusieurs sur une bouée (car elles sont énormes), nous nous amarrons avec To fluer (nos nouveaux amis norvégiens). Nous discuterons donc un peu plus de nos projets respectifs tout en célébrant le passage du canal. Vers 22 h arrivera "White Hawk" (traduisez : "Buse blanche") un catamaran australien qui a traversé les écluses sans personne à ses côtés.
Le lendemain, c'est vers 8 heures que se présente un second pilote, celui-ci nous a parru dès le départ beaucoup plus "cool".
Sans attendre, Manu démarre le moteur alors que Bat répond à France Bleu Loire Océan au téléphone et les autres (Will, Grégoire et Christophe) décrochent le bateau de la bouée.
C'est parti pour 4 heures de moteur pour traverser le lac Gatun. A la queuleuleu, tous les voiliers font route à plus de 5 noeuds vers le Pacifique.
La traversée du lac se passe à merveille avec un pilote qui tient de longues discussions et des paysages magnifiques. Le lac de Gatun étant artificiel, les îles que nous voyons tout autour de nous n'étaient autrefois que les sommets de collines. Très verdoyantes, ces îles abritent de nombreuses espèces d'oiseaux, d'insectes et également de singes, alors que dans l'eau se trouvent de nombreux crocodiles que nous n'appercevrons malheureusement pas.
Juste avant la première écluse de Pedro Migel, nous nous réamarrons à To Fluer, mais cette fois nous passerons les écluses à 6 sans gros cargo devant nous. Seuls deux bateaux moteurs de touristes se trouveront devant quatres voiliers accouplés deux par deux. White Hawk et Kopernik devant, qovop et To Fluer (à droite cette fois) ferment la marche ! !
L'écluse de Pedro Miguel étant séparée des deux écluses suivantes (Miraflores), nous lacherons les fameuses toulines afin de rejoindre les dernières portes vers la Pacifique après un quart d'heure de moteur toujours accouplé.
Nous voici aux dernières écluses. Notre joie est grande. L'ouverture de la dernière porte fût pour nous un grand moment ! ! Nous voici enfin dans le GRAND Pacifique !
Près d'une heure plus tard, nous rejognons le mouillage de la Playita (Cause Way) où nous retrouvons pratiquement tous ceux que nous avions croisés à Colon... Ceux-ci étaient en attente d'une bonne fenêtre météo. Nous retrouverons même "Exocet" sur qui nous avions traversé une première fois. Tous repartirons sous la même fenêtre (le samedi 4 avril).